D.H. Lawrence

Dans les deux recueils consultés l’un chez Gallimard, l’autre chez Aubier, il est question, en introduction, de ce poème Salaires, intégré à Pansies (Pensées) de D.H. Lawrence. Ensuite, il est invisible à chaque fois. Dommage. L’intégralité des poèmes (traduits) a été publiée chez L’Age d’homme. Mais pas empruntable pour l’instant dans les parages.

Salaires

Le salaire du travail est en cash.
Le salaire du cash c’est vouloir plus de cash.
Le salaire de vouloir plus de cash est compétition vicieuse.
Le salaire de la compétition vicieuse c’est le monde où nous vivons.
(…)
Vivre sur votre salaire c’est errer grandiosement hors la prison
terrifié par la crainte d’y entrer. Et comme presque chaque parcelle de terre
est couverte de travail-prison, vous errez dans les sens sur une ronde étroite, pareille à celle de la promenade du prisonnier.

On appelle cela liberté universelle.

DH Lawrence, Pansies

A sa sortie en 1929, Pansies a été saisi par la police anglaise

– Autre poème, dans le recueil Nettles (1930), qui signifie Orties… (découvert ça en cherchant la traduction…)

Prière moderne

Tout-puissant Mammon, rends-moi riche !
Rends-moi riche, très vite et sans problème
dans ma belle prospérité ! Et pousse dans le trou
Mammon, puissant fils de pute, ceux qui me gênent !

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